Châteaux Story: le guide des châteaux en france

10 juin, 2010
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Découvrez plus de 700 lieux d’exceptions grâce à Chateaux Story. Notre blog a deux vocations:

- Assurer la promotion des évènements autour des châteaux

- Visiter l’histoire de France au travers de destinations prestigieuses thématiques

Un espace de communication dédié à nos adhérents. Afin de promouvoir toute l’actualité de vos demeures: expositions, dégustations au domaine, nouvelles activités, ouverture d’une nouvelle partie du domaine, visite des jardins, promotions, actualités diverses … Transmettez nous vos informations par mail et nous les publions aussitôt. Notre blog se décline comme une galerie d’Art numérique; chacun expose ses œuvres et tous peuvent apporter leur sentiment.


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Château de Compiègne après la Révolution

18 février, 2014
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Après la Révolution : la marque des empereurs

Comme toutes les possessions royales, le château de Compiègne est vidé de son mobilier par les révolutionnaires. Il est transformé en école militaire.

C’est Napoléon 1er qui va une nouvelle fois le sauver. Il ordonne sa remise en état en 1807. Il nomme l’architecte Louis-Martin Berthault pour conduire les travaux, qui concernent surtout l’aménagement intérieur et le jardin, qui est entièrement replanté.

L’Empereur n’est sans doute pas insensible au charme romantique du lieu : il sert de décor à sa première rencontre avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, le 27 mars 1810, qu’il vient d’épouser en deuxièmes noces – un mariage par procuration, les noces officielles se déroulant au Louvre cinq jours plus tard. Et le couple impérial retourne à Compiègne l’année suivante accompagné de toute la cour et du Roi de Rome, l’enfant né de leur union.

Après la chute de l’Empire et le rétablissement de la monarchie, les rois de France continuent à faire de courts séjours à Compiègne, ce qui permet de conserver le palais en bon état.

Alors qu’il n’est encore que prince-président, le futur Napoléon III se laisse séduire par la beauté du lieu à l’occasion de l’inauguration de la ligne de chemin de fer Compiègne-Noyon. Devenu empereur, il y revient avec sa cour régulièrement tous les ans à l’automne pour s’adonner à la chasse et y organiser des réceptions fastueuses. C’est ce qu’on a appelé la « série des Compiègne ».

Ce sera le dernier hôte à fortement marquer de son empreinte la personnalité du château.

Plus d’informations: le château de Compiègne au fil du temps


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Séjour Saint Valentin en amoureux au Clos Deauville Saint Gatien

14 février, 2014
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Séjour Saint Valentin

le vendredi 14 février et samedi 15 février 2014

Venez partager un moment en amoureux au Clos Deauville Saint Gatien

Tarif pour 1 nuit

Chambre mansardée : 225 euros

Chambre confort : 253 euros

Chambre supérieure : 343 euros

Taxe de séjour 1 euro par personne en supplément du forfait

Cette formule comprend :

Pour 2 personnes

L’hébergement

Le dîner (menu Saint Valentin)

Le petit déjeuner

L’accès au SPA

Séjour Saint Valentin avec massage en duo à la bougie

le vendredi 14 février et samedi 15 février 2014

Venez partager un moment en amoureux au Clos Deauville Saint Gatien

Tarif pour 1 nuit

Chambre mansardée : 345 euros au lieu de 375 euros

Chambre confort : 373 euros au lieu de 403 euros

Chambre supérieure : 463 euros au lieu de 583 euros

Cette formule comprend :

Pour 2 personnes

L’hébergement

Le dîner (menu Saint Valentin)

Le petit déjeuner

Un massage en duo à la bougie (rose ou fleur d’oranger)

Règlement du massage directement auprès de l’esthéticienne en chèque ou en espèces 120 euros

MENU DE LA SAINT VALENTIN

(hors vin)

Kir royal

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Mise en bouche

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Tartare de Saint Jacques, crème d’huître aux herbes fraîches

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Goujonnettes de merlan pané, velouté de poivrons doux

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Granité d’Aphrodite

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Filet de bœuf, sauce girolles

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Macaron des amoureux (chocolat-framboises – sorbet framboise)

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Café et mignardises

Taxe de séjour 1 euro par personne en supplément du forfait


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L’Hôtel du Château d’Aubry, proche Valenciennes

11 février, 2014
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Bienvenue au château d’Aubry-du-Hainaut qui rejoint notre groupement de châteaux et demeures de caractère.

L’Hôtel du Château d’Aubry, proche Valenciennes, vous offre:

Un parc de 4,5 hectares,
45 chaines TV internationales,
17 chambres rénovées. Grand confort, à partir de 55 € TTC la single,
Le dîner-étape à partir de 18€ TTC pour la formule Duo du lundi au vendredi , parmi une offre très qualitative et renouvelée chaque jour
Une formule gastronomique « Joie de vivre » à 44€ 50, le soir du lundi au samedi et certains dimanches midi ,
Plusieurs salles (de 8 à 160 personnes) pour réunions ou séminaire d’entreprises. Equipements audio, vidéo, multi-médias, accès wi-fi gratuit,
Plusieurs salles de réception, mariage, banquet (jusqu’à 160 personnes),
Club-House privé avec billard, jeux etc…
Accueil personne handicapée sur l’ensemble du rez de chaussée (salons,restaurant,toilettes…) Chambre single aménagée sur terrasse.
Parking privé gratuit.


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Le château de Chantilly, découverte du patrimoine.

6 février, 2014
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Château de Chantilly© J.L.Aubert (184)

On ne peut que tomber amoureux du château de Chantilly. Tout au long de sa riche histoire, ses propriétaires l’ont aimé passionnément et en ont fait leur résidence préférée, le transformant, l’aménageant, utilisant les plus grands architectes et paysagistes pour en faire une œuvre d’art si enviée qu’elle servira d’inspiration au moment de créer le Grand Versailles.

Emboitons le pas des d’Orgemont, des Montmorency, des princes de Condé et du Duc d’Aumale pour une rétrospective historique en quatre étapes de ce joyau culturel, à moins d’une heure de Paris.

Le Moyen-Âge et les d’Orgemont

Comme nombre de châteaux de France, l’histoire du château de Chantilly remonte au Moyen-Âge. Ce n’était à l’époque qu’un forteresse destinée à protéger la route de Paris à Senlis.

En pleine guerre de Cent Ans, alors que la noblesse a perdu une bonne partie de sa crédibilité auprès des paysans après ses défaites consécutives contre les anglais, la Grande Jacquerie, une révolte populaire et sanglante qui a pris son origine tout près, à Saint Leu-d’Esserent, et qui embrase tout le Nord de la France, s’en prend au domaine qui est ravagé et pillé.

Pierre d’Orgemont, ancien chancelier du roi Charles V, en devient propriétaire en 1386 et entreprend sa reconstruction qui va durer huit ans. Le château est encore une forteresse médiévale, dont il ne subsiste aujourd’hui que la base des sept tours, qui baignent dans les douves.

La Renaissance et les Montmorency

La guerre de Cent Ans enfin finie, la Renaissance commence à s’épanouir en France. Le domaine de Chantilly entre dans le patrimoine de la puissante famille des Montmorency, qui possède déjà le château d’Écouen, suite à la mort sans descendance du dernier d’Orgemont.

Le membre le plus éminent de cette famille, le connétable Anne de Montmorency, est un proche du roi François 1er, avec qui il a combattu à Marignan, puis d’Henri II. Le domaine reçoit fréquemment ces hôtes illustres, et le connétable fait rénover le château médiéval par ses architectes, Pierre Chambiges puis Jean Bullant.

En 1538, il fait aménager l’actuelle terrasse – là où se trouve sa statue équestre, une œuvre du sculpteur Paul Dubois en 1886 – et construire sept chapelles, dont seulement trois subsistent de nos jours et qu’on peut admirer dans le parc.

La Capitainerie, ou Petit Château, est édifié au pied de la forteresse en 1551, et les premiers jardins sortent de terre.

Il consacre une grande partie de sa fortune à acquérir un fonds de livres et manuscrits rares et anciens que ses successeurs vont continuer à enrichir.

Son héritier, Henri Ier de Montmorency, continue l’œuvre de son père et fait édifier dans le parc la Maison de Sylvie, un petit pavillon qui devait au départ recevoir le roi Henri IV et qui fut finalement le refuge du poète répudié Théophile de Viau.

Le Grand Siècle des Condé

Nous sommes maintenant au temps des Bourbons, et Henri II, fils d’Henri Ier de Montmorency, conspire contre le roi Louis XIII qui le fait exécuter en 1632. Grand amateur de chasse, le roi confisque le domaine pour son propre usage. À sa mort, sa veuve Anne d’Autriche restitue Chantilly à la dernière des Montmorency, mariée à un membre de la branche cadette de la famille royale des Bourbon, les Condé.

C’est ainsi que le domaine entre dans le giron des princes de Condé, dont le plus illustre d’entre eux est connu sous le nom du « Grand Condé ».

En disgrâce et interdit de séjour à Versailles, le Grand Condé porte toutes ses attentions à son domaine de Chantilly où il réside. Sous son impulsion, le château rivalise rapidement avec les plus beaux palais du royaume.

Il fait venir André Le Nôtre, qui n’a pas encore exercé ses talents à Versailles. Le grand jardinier y dessine les jardins et le parc qui vont attirer les célébrités de l’époque.

Le Grand Canal, les parterres « à la française » sont alors le cadre de fêtes somptueuses qui rivalisent avec le faste de Versailles. Des écrivains et des philosophes renommés tels La Fontaine, La Bruyère, Bossuet, Mme de La Fayette et Mme de Sévigné se pressent à Chantilly. Molière y joue pour eux son Tartuffe et les Précieuses Ridicules.

Sous Louis XV, le château subit de nouveaux aménagements, et voit apparaître entre autres les Grandes Écuries et la manufacture de porcelaine.

En cette époque de rayonnement international de la France, les modes changent vite, le château aussi. Le jardin anglo-chinois fait son apparition dans le parc en 1774. L’année suivante, c’est le Hameau, un groupe de cinq maison campagnardes qui séduisirent tant la reine Marie-Antoinette, qu’elle ordonna la construction d’un ensemble pareil au Trianon, à Versailles.

L’architecture et les jardins ne sont pas les seules attractions de Chantilly. On y vient aussi pour sa cuisine. C’est à cette époque qu’est inventée la fameuse crème Chantilly, et le maître d’hôtel Vatel régale les plus délicats palais. On dit qu’il s’est suicidé le jour où le Roi-Soleil est venu dîner au château pour sceller sa réconciliation avec le Prince de Condé, alors que la livraison de poisson tardait à arriver.

Au lendemain de la prise de la Bastille en 1789, l’occupant des lieux, Louis V Joseph de Bourbon-Condé émigre aux Pays-Bas, abandonnant le domaine de Chantilly aux révolutionnaires. Le château de vient caserne puis prison.

Il est ensuite démoli, à l’exception du Petit Château et des Grandes Écuries et les jardins laissés à l’abandon. C’est à cette époque que la ville se développe, empiétant ainsi sur les anciens terrains du domaine.

À la Restauration, en 1814, Louis V Joseph revient d’exil et reprend possession de son bien, auquel il tente de redonner son lustre d’antan. Il n’y parviendra que partiellement. Son fils fait implanter l’actuel jardin anglais dans la partie occidentale du parc.

Le XIXe siècle et le Duc d’Aumale

En 1830, à la mort du dernier prince de Condé, le domaine, ainsi que toutes les possessions du prince, passe aux mains d’Henri d’Orléans, duc d’Aumale par le jeu des successions.

Lui aussi doit s’exiler, en Angleterre, après la chute de la Monarchie de Juillet. Il y accumule une grande collection de livres, manuscrits, peintures, dessins et objets d’art qu’il ramène avec lui à son retour d’exil.

À partir de 1876, il fait reconstruire le Grand Château sur ses anciennes fondations, dans le but d’y abriter ses collections. La tâche est confiée à l’architecte Honoré Daumet.

Dernier de la lignée des d’Orléans, le duc d’Aumale lègue en 1884 l’intégralité du domaine à l’Institut de France, dont il était membre, avec l’obligation pour l’Institut de le préserver et de le transformer en musée ouvert au public.

Et c’est ainsi que le musée Condé est arrivé jusqu’à notre époque contemporaine.

PL.


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Le château de Pierrefonds

28 janvier, 2014
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Il faut s’éloigner un peu des routes principales pour le découvrir…

Quittons donc la N31 entre Compiègne et  Soissons et prenons la D973 qui traverse la magnifique forêt domaniale de Compiègne. À l’orée de la forêt nous arrivons dans le petit village de Pierrefonds et on ne peut pas le manquer : sa forme imposante et anachronique s’élève majestueusement au dessus des frondaisons, c’est le château fort de Pierrefonds.

Une histoire de destructions et de reconstructions et d’abandon

On peut se demander comment un château du Moyen-âge nous est parvenu en si bon état.

C’est une longue histoire. Elle débute au XIIe siècle, au beau milieu de la Guerre de Cent Ans.

Quand Louis d’Orléans, second fils du roi Charles le Sage entre en possession du Comté de Valois – une ancienne région à cheval entre l’Oise et l’Aisne qui a produit toute une dynastie de rois de France –, il décide de reconstruire entièrement le vieux château médiéval qui surplombe le village de Pierrefonds.

Mais ce sont des temps troublés, et le duc d’Orléans meurt assassiné en 1407 par son rival, Jean Sans Peur, le duc de Bourgogne. L’attentat déclenche une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui ne se terminera que trente ans plus tard et a pour conséquence immédiate l’arrêt brutal des travaux à Pierrefonds.

C’est au début du XVIIe siècle que la couronne de France s’intéresse à nouveau au château de Pierrefonds. Il est alors la propriété d’un opposant au jeune roi Louis XIII, et le secrétaire d’État à la Guerre, le Cardinal de Richelieu fait assiéger le château, puis ordonne sa démolition, en mai 1617.

Les tours et les logements sont détruits, les charpentes et les planchers brûlés et il ne reste à l’issue du démantèlement qu’un amas de ruines.

Le château de Pierrefonds traverse dans cet état les grandes étapes de l’histoire de France : le siècle des Lumières, la Révolution, le 1er Empire. Au passage il est racheté par Napoléon 1er en 1813 pour la somme modique de 2 700 Francs.

Au XIXe siècle, l’aristocratie le redécouvre soudain et lui trouve un air romantique, comme tout ce qui a trait au Moyen-âge. C’est de mode à cette époque. Le roi Louis-Philippe y donne même un banquet à l’occasion du mariage de sa fille. Le peintre Jean-Baptiste Corot s’y rend à plusieurs reprises et le représente sur des toiles comme « Souvenirs de Pierrefonds » peinte en 1860-1861.

Le Moyen-âge réinterprété façon Second Empire

Suivant les conseils de Prosper Mérimée, qui a fait beaucoup pour la préservation du patrimoine, l’empereur Napoléon III tombe lui aussi sous le charme après une visite du château et ordonne sa remise en état. Il confie les travaux à l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, spécialisé dans la restauration de constructions médiévales.

Le projet se limite d’abord à la réhabilitation des parties habitables : le donjon et deux tours ; le reste de l’édifice doit rester en ruines pour préserver son aspect « pittoresque » très prisé à l’époque. Mais l’empereur décide finalement d’en faire une demeure impériale, où l’on doit pouvoir organiser des réceptions de grande ampleur. Suite à cette décision, le château est entièrement reconstruit pour une somme totale de cinq millions de Francs.

Viollet-le-Duc part du principe qu’une restauration ne doit pas se limiter à une remise en l’état d’origine de l’édifice. Pour lui il s’agit de le réinventer, le recréer tel qu’il aurait pu ou dû être.

Si l’architecture extérieure respecte scrupuleusement le style médiéval – Viollet-le-Duc a une connaissance approfondie de l’architecture des châteaux du Moyen-âge –, il se donne une grande liberté d’interprétation quant à la décoration intérieure, sans vraiment se préoccuper des vérités historiques. En témoignent le corps de logis Renaissance de la cour d’honneur, le grand escalier à vis, ou les peintures polychromes d’inspiration médiévale, ou bien encore la chapelle, sortie tout droit de son imagination.

La défaite de 1870 puis la mort de l’architecte rendent la fin de la restauration laborieuse et le château se retrouve une nouvelle fois désaffecté, laissant au rare public qui le visite encore un étrange sentiment d’inachevé.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la Caisse Nationale des Monuments Historiques prend en charge la conservation et la mise en valeur du château et lui redonne une nouvelle vie. Elle l’ouvre au public et y organise des expositions remarquées comme la présentation de la collection Monduit.

Le temps s’arrête quand la visite commence

Mieux vaut être averti(e) : la visite débute de façon un peu abrupte. Pour accéder au château, il faut suivre un chemin qui grimpe au travers du parc boisé qui le ceinture. Oubliez les talons aiguilles.

Mais ce qu’on découvre ensuite vaut largement le petit effort consenti. Après avoir remonté le temps le long du sentier en apercevant au passage une catapulte, un trébuchet et autres machines de guerre de l’époque médiévale, le château de Pierrefonds se révèle dans toute sa majesté.

Avant de franchir le pont-levis, prenons le temps de nous mettre dans la peau d’un envahisseur prêt à se lancer à l’assaut de la forteresse. Elle paraît imprenable avec son mur d’enceinte, ses mâchicoulis, ses meurtrières, ses créneaux et ses archères. On devine les défenseurs prêts à nous balancer toutes sortes de projectiles depuis le double chemin de ronde qui court tout le long du périmètre de l’enceinte, à plusieurs dizaines de mètres de haut – il peut être visité.

Le château est gardé par huit tours dont chacune porte le nom d’un des héros guerriers de la légende des Neuf Preux. Ces neuf personnages, trois païens, trois juifs et trois chrétiens incarnaient à l’époque médiévale l’esprit chevaleresque et ses vertus. On a ainsi la tour Charlemagne, la tour Jules César, la tour du roi Arthur… Chacune d’elles porte une statue de son héros. Neuf personnages, huit tours, seul manque le roi David mais il est représenté sous forme de l’étoile juive dans la rosace de la chapelle, peut-être à titre de compensation.

En étant si bien protégé, on comprend qu’il aura fallu à Richelieu 3 000 hommes, 500 chevaux et quatre pièces d’artillerie pour en venir à bout. Et c’était au XVIIe siècle.

Visite intérieure

Pour nous, il n’est pas nécessaire de recourir à la force : le pont levis est baissé et il suffit de s’acquitter du droit d’entrée pour avoir le droit de pénétrer dans la cour d’honneur.

Là le décor change. Après avoir passé la statue équestre de Louis d’Orléans on est confronté au style Renaissance du corps de logis, terminé par un escalier à vis à double révolution, comme à Chambord, mêlé au Néo-gothique et ses figures chimériques et ses gargouilles grotesques. Il est évident que l’architecte a laissé ici libre cours à son imagination romantique.

Certaines pièces intérieures situées dans les étages du donjon peuvent être visitées, bien que leur décoration n’ait jamais été achevée. Ce sont les appartements de l’empereur Napoléon III : le salon de réception, le bureau de l’Empereur, la chambre de l’Empereur.

La pièce la plus impressionnante est située dans le corps du logis, c’est la Salle des Preuses, une immense salle de réception d’une longueur de 52 mètres pour une largeur de 9,50 mètres et une hauteur de 12 mètres qui devait au départ recevoir la collection d’armures de Napoléon III.


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chateaux-story-tour: tour des châteaux de la loire à vélo

25 janvier, 2014
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chateaux story tour

Châteaux Story Tour, édition 2014

Châteaux Story organise du 3 au 7 juin 2014, un tour des Châteaux de la Loire à vélo.

100 participants prendront le départ pour cette compétition cyclo sportive de 5 jours à la découverte des châteaux de la Loire mais aussi du dépassement de soi.

CHAMBORD
COURTALAIN
CHAUMONT-SUR-LOIRE
VILLANDRY
VALENCAY
CHAMBORD

Mardi 3 juin 2014 :
Prologue autour du Château de Chambord – 10,8 km
Etape 1: Chambord (41) – Courtalain (28) – 82 km

Mercredi 4 juin 2014 :
Etape 2: Courtalain (28) – Chaumont/Loire (41) – 104 km

Jeudi 5 Juin 2014 :
Etape 3: Chaumont/Loire (41) – Villandry (37) – 95 km

Vendredi 6 Juin 2014 :
Etape 4: Villandry (37) – Valençay (36) – 107 km

Samedi 7 Juin 2014 :
Etape 5: Valençay (36) – Chambord (41) – 82 km


+ d’infos: châteaux-story-tour


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Le château de Compiègne sous les Bourbons : le nouveau château de Compiègne

19 décembre, 2013
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Sous les Bourbons : le nouveau château

Le pays s’est apaisé et le roi, grand amateur de chasse, découvre avec ravissement le domaine de Compiègne pour la première fois en 1619. Il ordonne sa réhabilitation et vient y séjourner plusieurs fois dans l’année, pour de longues périodes. Il y reçoit même des ambassades étrangères ; le château semble retrouver sa vocation d’antan.

Mais il y a Versailles…

Le palais de Compiègne se révèle incommode et exigu, la disposition des bâtiments manque d’unité et s’il reste une résidence royale très prisée avec Fontainebleau, c’est Versailles qui lui est préféré en tant que résidence officielle de la royauté.

L’endroit est plutôt considéré comme un lieu de repos et de détente. On y vient avant tout pour chasser et c’est pour cette activité royale que Louis XIV fait tracer dans la forêt le Grand Octogone ainsi que 54 autres routes.

Si le Roi-Soleil l’abandonne définitivement en 1698 au profit de Versailles, son arrière-petit-fils, Louis XV, en fait sa résidence préférée et y passe tous ses étés. Il décide en 1751 de reconstruire entièrement le château, et c’est le projet novateur de l’Architecte du Roi, Ange-Jacques Gabriel qui est retenu.

L’architecte impose un style nettement plus sobre et plus épuré. Après le classicisme et les excès du baroque du Versailles de Louis XIV, c’est l’apparition du néoclassicisme et la recherche de la pureté des lignes et des proportions, directement inspirées de l’Antiquité.

Le nouveau château de Compiègne est l’un des premiers édifices construit dans ce style en France.

L’architecte sait habilement contourner les difficultés du terrain et réalise un château sur un plan triangulaire inhabituel, avec trois étages sur deux côtés et seulement deux niveaux sur la façade qui donne sur le parc. Cette irrégularité est rendue insensible de l’intérieur par le jeu des perspectives adroitement dessinées par son concepteur.

Entretemps, le palais reçoit l’archiduchesse Marie-Antoinette, venu d’Autriche pour épouser le dauphin de France, qui deviendra Louis XVI.

Ce dernier vient peu à Compiègne. Il respecte tout au plus la tradition instaurée par Charles VII en y séjournant trois jours en chemin pour Reims, puis à son retour après le sacre. De toute façon, les travaux rendent le château difficilement habitable.

À la veille de la Révolution, il a enfin l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui – les travaux d’Ange-Jacques Gabriel, puis de son successeur Louis Le Dreux de La Châtre, culminent en 1788.

Plus d’informations: le château de Compiègne au fil du temps


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Le château de Compiègne au temps des Valois : le palais médiéval

19 décembre, 2013
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Au temps des Valois : le palais médiéval

Il faut attendre l’avènement des Valois au XIVe siècle pour que la royauté montre un regain d’intérêt pour Compiègne.

C’est Charles V, dit « le Sage », troisième de la dynastie, qui prend l’initiative de faire construire un nouveau château près des remparts, sur un terrain qu’il vient de racheter aux religieux de Saint-Corneille. C’est l’emplacement sur lequel se trouve le palais actuel ; malheureusement du château médiéval il ne subsiste que quelques vestiges à peine discernables.

Charles V meurt avant la fin des travaux, mais ses descendants y séjournent fréquemment, hormis pendant la période de la Guerre de Cent Ans où la région est aux mains des Bourguignons. C’est l’épisode de la capture de Jeanne d’Arc alors qu’elle vient porter secours à la ville assiégée.

Cette période mouvementée laisse le palais sérieusement endommagé, et quand Charles VII y retourne après sa victoire sur les anglais – il y avait séjourné une première fois au retour de son sacre à Reims, inaugurant une coutume qui va se perpétrer jusqu’au dernier roi de France, Charles X –, il le fait remettre en état et agrandir.

Ses successeurs y font des séjours plus ou moins prolongés et contribuent chacun à leur manière à son embellissement. L’immense forêt qui l’entoure, riche en gibier, est aménagée sous le règne de François 1er. Elle leur permet d’assouvir la passion qu’ils ont en commun pour la chasse. Henri II, le fils de François 1er, fait décorer la Porte-Chapelle qui traverse les remparts, Charles IX est à l’origine du premier jardin, là où se trouve maintenant le Parc.

Et puis les temps troublés des Guerres de Religions vont mettre un terme à cette embellie, le château est délaissé jusqu’à devenir inhabitable. C’est la fin des Valois et le début des Bourbons, avec Henri IV, puis Louis XIII.

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Le château de Compiègne à l’ère carolingienne : le palais de Charles le Chauve

8 octobre, 2013
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L’ère carolingienne : le palais de Charles le Chauve

En 875, le roi Charles II, petit-fils de Charlemagne, est sacré Empereur d’Occident à Rome par le page Jean VIII. Deux ans plus tard, ce même pape se déplace à Compiègne accompagné de 72 évêques pour consacrer l’abbaye Saint-Corneille que Charles II a fait construire à la place de l’ancien palais mérovingien. À cette occasion le roi-empereur se fait raser le crâne en signe de soumission à l’Église, malgré la coutume franque qui veut qu’il ait les cheveux longs. C’est comme cela qu’il s’est vu affubler du surnom de « Charles le Chauve ».

Il fait édifier un nouveau palais, un peu plus proche de l’Oise, sur le modèle de celui que son grand-père avait fait construire à Aix-la-Chapelle, l’abbaye servant de chapelle impériale.

Sans avoir officiellement le statut de capitale, Compiègne est néanmoins le lieu de résidence principal des rois de France jusqu’à la fin des Carolingiens. Les rois sont sacrés et enterrés dans la chapelle palatine, le dernier d’entre eux étant Louis V, en 987.

À partir d’Hugues Capet, la ville continue de prospérer économiquement, mais perd peu à peu de son influence sur le plan politique. Le domaine royal, lui, se réduit progressivement au profit des habitations pour finalement n’avoir plus qu’une fonction défensive après que Philippe-Auguste l’ait fait fortifier et adjoindre un donjon.

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Le château de Compiègne à l’époque franque : un palais en bois

8 octobre, 2013
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À l’époque franque : un palais en bois

Dès le début de la monarchie française au VIe siècle, initiée par le premier roi Mérovingien, Clovis 1er – celui du vase de Soissons –, Compiègne, ou plutôt Compendium à l’époque, est un centre politique de premier plan. On le sait par les nombreux actes officiels qu’on a retrouvés et qui y ont été signés. Par contre, ce que l’on ignore, c’est l’emplacement exact du premier palais royal. Vraisemblablement construit en bois il a entièrement disparu.

Grégoire de Tours rapporte dans « L’Histoire des Francs » que c’est à Compiègne que meurt Clotaire 1er, fils benjamin de Clovis, en 561.

La ville continue d’être un lieu diplomatique important sous la dynastie suivante, celle des Carolingiens, qui commence en 751 avec Pépin le Bref. Le roi y reçoit des souverains et des ambassadeurs étrangers et on y signe des traités d’alliance.

Plus d’informations: le château de Compiègne au fil du temps


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