Chenonceau Catherine de Médicis, la reine-mère

Catherine de Médicis, la reine-mère

À la mort d’Henri II en 1559, sa favorite, Diane de Poitiers, perd son influence à la cour. La reine, Catherine de Médicis, qui nourrit envers elle une certaine rancœur, en profite pour la déposséder de son château de Chenonceau, qu’elle lui échange contre celui…de Chaumont-sur-Loire.

Destin exceptionnel que celui de Catherine de Médicis qui voit au cours de sa vie trois de ses fils monter sur le trône de France pour mourir et lui laisser à chaque fois la régence.

Elle traîne avec elle une réputation de femme acariâtre et machiavélique, relayée par des romans comme La Reine Margot, d’Alexandre Dumas. Mais si elle a su manœuvrer les rênes du pouvoir dans une période de l’Histoire de France troublée par les guerres de religion, elle a montré qu’elle pouvait faire preuve d’ouverture d’esprit et de sensibilité.

Catherine de Médicis ne fut pas seulement une femme politique hors norme. Passionnée par les Arts, elle a dédié une grande partie de son règne au mécénat.

On peut en voir le résultat au château de Chenonceau qu’elle affectionnait tout particulièrement.

La galerie sur le pont de Diane

Pour l’organisation des fêtes grandioses qu’elle organise au château, Catherine de Médicis fait construire, dans les deux étages du comble du pont aux arches, une magnifique galerie longue de soixante mètres et large de six, éclairée par dix-huit fenêtres.

Le sol est carrelé de blanc et de noir et le plafond est barré de poutres apparentes.

À chaque extrémité de la galerie, on peut admirer deux cheminées de style Renaissance. L’une d’elle est factice, c’est une porte qui mène à la rive gauche du Cher.

Appartements des Médicis

Les visiteurs de notre époque peuvent avoir une idée du raffinement avec lequel la régente a meublé le château de Chenonceau. Plusieurs pièces qu’elle a occupées sont ouvertes à la visite.

Le Cabinet Vert, son ancien cabinet de travail, se trouve au rez-de-chaussée. Ironiquement, il faut traverser la Chambre de Diane de Poitiers pour y accéder.

Le Cabinet Vert ouvre sur la Librairie, l’ancienne bibliothèque personnelle de Catherine de Médicis dont la fenêtre donne sur le Cher. On l’imagine un livre à la main, près de la fenêtre le regard perdu dans le lointain, en train de préparer le destin de la France.

À l’étage, la Chambre des Cinq Reines, nommée ainsi en hommage aux deux filles et aux trois belles-filles de Catherine de Médicis, et la Chambre de la Reine méritent aussi d’être vues.

Le Jardin de Catherine de Médicis

L’amour des jardins faisait partie des passions de la reine-mère, comme en témoigne le jardin qui porte son nom. S’il n’est pas aussi spectaculaire que celui de Diane, il a un côté plus intime.

Il est constitué de cinq panneaux de gazon regroupés autour d’un grand bassin de circulaire et d’un Potager aux Fleurs qui produit toute la décoration florale du domaine.

+ d’infos château de Chenonceau

CYCLE DES DAMES DE CHENONCEAU

Katherine Briçonnet la bâtisseuse

Diane de Poitiers, la favorite

Catherine de Médicis, la reine-mère

Louise de Lorraine, la veuve inconsolable

Louise Dupin, la protectrice

Marguerite Pelouze, la restauratrice

LES DERNIÈRES ACTUALITÉS CHÂTEAUX-STORY

Tagués avec : , ,
Un commentaire sur “Chenonceau Catherine de Médicis, la reine-mère
1 Pings/Trackback pour "Chenonceau Catherine de Médicis, la reine-mère"
  1. […] Story Le Blog « Chenonceau Katherine Briçonnet la bâtisseuse Chenonceau Catherine de Médicis, la reine-mère […]