Chenonceau Diane de Poitiers, la favorite

diane_de_PoitiersChenonceau fait donc partie du patrimoine royal quand en 1547 Henri II, qui vient de succéder à François 1er sur le trône de France, l’offre à Diane de Poitiers, sa favorite.

Le monarque apparaît comme un personnage taciturne et hypocondriaque, marqué psychologiquement par quatre ans de captivité en Espagne durant son enfance suite à la défaite de son père face à Charles Quint lors de la bataille de Pavie.

Diane, qui n’est pas de Poitiers mais issue d’une famille noble d’origine provençale, est la riche veuve du maréchal et comte Louis de Brézé, avec qui elle a eu deux filles.

Sur appointement du roi, elle devient la préceptrice du dauphin Henri quand il a onze ans. Elle est de vingt ans son aînée.

Préceptrice, amie et confidente – elle ne devient sa maîtresse que plus tard, vers 1538, alors qu’il est marié à la florentine Catherine de Médicis dont on reparlera –, Diane est pour Henri la « Dame par excellence » et quand il accède au trône de France il multiplie à son encontre les faveurs royales : bijoux, propriétés, argent… Il lui attribue même le titre de duchesse de Valentinois.

Diane est une femme habile, aussi bien dans le domaine des finances – elle réussit à conserver tous les titres et avantages de son mari – que dans celui des affaires politiques. Sa position à la fois de favorite du roi et de dame de compagnie de la reine (qui n’était pas dupe) lui permet d’obtenir des charges importantes pour ses proches.

Elle joue également un rôle de mécène important, faisant travailler peintres, sculpteurs et architectes, et protégeant des hommes de lettres.

Le jardin de Diane

Quand elle entre en possession du château de Chenonceau, Diane de Poitiers tombe sous le charme du lieu et fait aménager par le jardinier italien Dom Pacello da Mercogliano l’espace qui porte maintenant son nom. Il remplace l’humble potager existant sur la rive droite dont la rusticité ne sied pas au raffinement de sa propriétaire.

Sur un espace de 12 000 m2, bordé de murs de soutènement plantés de rosiers grimpants et décorés par trente vasques, le jardinier crée une composition de huit triangles de gazon sur lequel il plante des massifs de santoline qui dessinent plus de 3 000 mètres de volutes.

Le centre du jardin est occupé par une base pentagonale de pierre blanche, au milieu de laquelle repose un gros caillou d’où s’échappe un jet d’eau qui retombe en gerbe.

De nos jours les plates-bandes qui entourent le gazon sont agrémentées d’arbustes et de fleurs renouvelées deux fois l’an qui parent le jardin d’un décor renouvelé à chaque saison.

Le pont aux arches

Avec l’idée de créer d’autres jardins et d’ouvrir d’autres zones de chasse, Diane de Poitiers confie à Philibert de l’Orme, un architecte de talent qui figure parmi ses protégés et qu’elle a fait nommer surintendant des bâtiments royaux, la construction d’un pont de cinq arches qui enjambe le Cher sur lequel repose un comble.

Diane de Poitiers termine ainsi l’œuvre de Katherine Briçonnet : le pont faisait en effet partie des plans initiaux tracés du temps de Thomas Bohier, mais n’avait jamais vu le jour.

Ce sera sous l’autorité d’une troisième femme déterminante que le château de Chenonceau  verra son pont aménagé en galerie pour lui donner son aspect définitif.

+ d’infos Château de Chenonceau

CYCLE DES DAMES DE CHENONCEAU

Katherine Briçonnet la bâtisseuse

Diane de Poitiers, la favorite

Catherine de Médicis, la reine-mère

Louise de Lorraine, la veuve inconsolable

Louise Dupin, la protectrice

Marguerite Pelouze, la restauratrice

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Un commentaire sur “Chenonceau Diane de Poitiers, la favorite
  1. drichard dit :

    Sympa, faites vous le cycle complet?

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