Chenonceau Marguerite Pelouze, la restauratrice

Marguerite Pelouze, la restauratrice

Et puis en mai 1864, le domaine passe dans les mains d’une dénommée Marguerite Pelouze, née Wilson, l’héritière d’une famille extrêmement fortunée.

Entre 1867 et 1878, elle y fait effectuer d’importantes restaurations. Son ambition, comme elle le dit elle-même, c’est de « remettre le château dans son état du XVIe siècle », supprimant ainsi une grande partie des modifications apportées par Catherine de Médicis, notamment la façade d’entrée qui retrouve son aspect originel. Elle fait construire ou reconstruire plusieurs cheminées de style Renaissance (on peut citer celle de la chambre François 1er ou de la chambre de César de Vendôme), et modifier les jardins.

Elle engage l’architecte Félix Roguet, disciple de Viollet-le-Duc, pour superviser les travaux et un décorateur vénitien, Charles Toché, qui travaille à la manière des anciens maîtres de la Renaissance. Il réalise notamment certaines fresques intérieures, recouvertes de peinture blanche pendant la Première Guerre mondiale, mais à nouveau visibles aujourd’hui.

Une fois les travaux achevés, elle organise à Chenonceau des fêtes fastueuses, auxquelles participent des invités de marque (le président de la République Jules Grévy) et des acteurs de renom (le pianiste Claude Debussy qu’elle fait jouer dans son orchestre de chambre).

Malgré sa fortune colossale, les frasques de Marguerite Pelouze entraînent l’accumulation de dettes qui débouchent sur l’hypothèque du château en 1888.

Le Crédit Foncier s’en porte acquéreur, et après être passé dans le patrimoine d’un riche sud-américain, le domaine de Chenonceau est vendu aux enchères. L’industriel Henri Menier en devient propriétaire en 1913.

Le château traverse la Première Guerre Mondiale comme hôpital militaire. C’est là qu’il voit ses fresques recouvertes de peinture blanche et ses galeries transformées en dortoirs. Et pendant la Seconde Guerre Mondiale, il se retrouve juste sur la ligne de démarcation, qui suit le cours du Cher, ce qui fait qu’une partie est en zone libre et l’autre partie en zone occupée.

C’est ainsi que le « château des Dames » a traversé l’Histoire. Construit par Katherine Briçonnet, embelli par Diane de Poitiers et par Catherine de Médicis, marqué par le deuil de Louise de Lorraine, sauvé par Louise Dupin et restauré par Marguerite Pelouze, il conserve les traces du passage de ces femmes de caractère qui en font le monument historique privé le plus visité de France.

Laissez-vous séduire.

+ d’infos château de Chenonceau

CYCLE DES DAMES DE CHENONCEAU

Katherine Briçonnet la bâtisseuse

Diane de Poitiers, la favorite

Catherine de Médicis, la reine-mère

Louise de Lorraine, la veuve inconsolable

Louise Dupin, la protectrice

Marguerite Pelouze, la restauratrice

PL

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